Stress post-traumatique

"Le médecin du travail a des moyens d'action qui sont des préconisations sur l'organisation d'un poste ou d'une ligne hiérarchique mais il a finalement assez peu de temps et de moyens pour faire ses propositions, et surtout il n'a pas de moyen coercitif. Il propose, il rappelle, mais il n'a pas de moyen de coercition.

Maitre Rachel SAADA, Avocate au Barreau de Paris
(AlloDocteurs du 09 novembre 2016)

Chez nos voisins anglais, le lien de causalité entre harcèlement (scolaire, professionnel, …) et état de stress post-traumatique est désormais établi. 

Dans le monde du travail, les cas de harcèlements sont de plus en plus fréquents, trop rarement encore déclarés par les victimes ou reconnus par la hiérarchie ("l'incidence du traumatisme psychologique au travail est largement sous-estimée et sous-évaluée"). 

On ne réalise pas à quel point il est difficile pour la victime de faire face et sortir de la spirale du harcèlement. En dehors du risque financier bien réel (perte d’emploi, impossibilité de retrouver une place et un salaire équivalents), les raisons du blocage résident dans la honte et la peur : peur d’être "grillé" aux yeux des autres en raison de l'influence et du statut du harceleur, de voir une vie professionnelle ternie par le fait que l'on se retrouve dans la peau d'une "victime". Sans compter une culpabilité diffuse de la part de la victime : qu’ai-je bien pu faire pour mériter cela ? 
Tous ces facteurs, combinés à l'espérance que le harcèlement prenne fin un jour, font que la personne, objet de harcèlement, serre les dents et continue de subir, parfois durant des années…

Le harcèlement a des conséquences économiques et sociales majeures pour la collectivité avec la prise en charge des maladies induites par le stress, et pour les entreprises avec l’absentéisme, la baisse des performances, la fréquence des accidents du travail, sans compter la détérioration de leur image. Mais au plan humain, c’est une bombe : les personnes souffrantes vont développer dépressions, burn-out, addictions, maladies chroniques et invalidantes.

Les victimes décrivent souvent une vive sensation d’étouffement : elles se voient en "captivité", dans l’incapacité de fuir une situation qui finit par s’insinuer dans chaque repli de leur identité. 

Cette détresse se double des symptômes connus du stress post-traumatique : « se repasser le film en boucle », connaitre insomnies, cauchemars, crises de panique, accès de violence ou de colère, troubles alimentaires, être hanté(e) d’idées suicidaires, pratiquer l’évitement, s’isoler, se réfugier dans l’addiction… avec hélas de graves conséquences pour le conjoint et les enfants, qui deviennent victimes à leur tour ou n’ont pas d’autre choix que de couper les ponts. 

Quand on se retrouve plongé(e) dans une telle détresse, il est essentiel de pouvoir consulter le plus rapidement possible, afin de pouvoir reprendre pied. Le déni ne résout rien.

Dans le cas de stress post-traumatique, l’hypnose va suggérer à la personne de se retrouver dans un lieu où elle se sentira en totale sécurité et où elle pourra s’observer en train de regarder un film relatant le traumatisme, mais sans devoir jamais le vivre. L’exposition indirecte, la dissociation et la distanciation sont au cœur de cette désensibilisation qui lui permettra de se détacher du traumatisme, de le renvoyer au chapitre des (mauvais) souvenirs. Ou d’envisager la situation, si celle-ci perdure, dans une toute autre perspective, dégagée du poids des émotions et de la vulnérabilité.


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