Phobie avion

Aux compagnies aériennes le pompon des suggestions négatives pour conditionner les gens à avoir peur en avion !

Les mots que nous entendons ne sont jamais anodins… encore moins lorsque notre charge émotionnelle est au plus haut (peur, colère, tristesse, anxiété, etc…). L’impact des mots sur nos pensées et leur effet sur notre comportement en sont alors décuplés. 

Prenons l’exemple d’une personne qui n’aime pas la foule mais qui doit traverser une place noire de monde… elle est déjà, à priori, sur le qui-vive avec des papillons dans l’estomac, même si elle s’en défend. Et là, près d’elle, quelqu’un dit simplement « ah ! quel monde ! on étouffe ! »… A ces mots venant d’une personne extérieure, qui valide en quelque sorte un mauvais pressentiment, la situation plus ou moins assumée jusque là devient totalement insupportable. 

La crise d’anxiété, voire de panique, et tous ses signes physiologiques (sueurs, accélération de la respiration et du cœur, boule dans le ventre….) se manifestent aussitôt.

Alors des médecins se sont penchés sur les mots négatifs qui accompagnent des domaines d’activité causant problèmes à certaines personnes. Dont la peur de prendre l’avion. 

Florilège des mots usuels entendus dès qu’on franchit les portes de l’aéroport :

« Terminal » pour le bâtiment de l’aéroport auquel on doit se rendre..
« Salle de départ » et « dernier appel » pour l’embarquement… 

Puis dès qu’on arrive dans l’avion, les messages que l’on reçoit ne portent que sur les accidents :

> dépressurisation de la cabine (et images de trous dans le fuselage… accident ? attentat ? maintenance aléatoire ?...) évoquée par l’hôtesse brandissant son masque à oxygène… qui conseille de l’enfiler d’abord avant d’enfiler celui de son ou ses enfants (mais pourquoi ai-je emmené mes petits dans cette galère ?)
> gilet de sauvetage qui, s’il ne se gonfle pas automatiquement, peut être gonflé à la bouche (manque de bol ultime de se retrouver avec un matériel de survie défectueux !)…
> balise de repérage en mer, sifflet pour héler les secours (tu parles !)…
et bien entendu l’injonction d’ « abandonner » tous effets personnels…
et de se diriger vers les « issues » de secours…

Si l’on combine l’ensemble de ces suggestions très négatives, le voyageur en tire le tableau suivant :

Il arrive au « terminal », voit le comptoir des « assurances sur la vie », on lui demande si l’endroit où il se rend est sa « destination finale » et il entend que ceci est le « dernier appel » pour le vol 3506.

On constate que la peur de l’avion peut survenir lors d’un tout premier vol mais aussi à l’occasion du énième vol après tant et tant de voyages intercontinentaux sans questionnement particulier. 

Je me souviens d’une jeune femme, dont le premier métier était agent de voyage et qui avait sillonné la planète en tous sens, accompagnant des groupes et rassurant les passagers apeurés lors de retards au décollage pour raisons techniques or lors de turbulences… Elle m’a raconté qu’un beau jour, elle a été « frappée comme par la foudre » par une peur subite lors d’un court trajet. Sans raison aucune. Météo au beau fixe, compagnie sérieuse, rien à signaler du côté de l’avion… mais sans doute, d’autres choses à signaler dans sa vie personnelle à ce moment-là…

Il convient donc de recadrer les choses et de les ramener à ce qu’elles sont. Apprendre à anticiper les bruits (sifflement des moteurs, vibrations, train d’atterrissage qui remonte, volets qui se détendent, soufflerie de l’air conditionné) qui sont autant de bruits normaux et rassurants lorsque l’avion décolle…

Recevoir avec distance les consignes de sécurité puis les remarques du personnel sur les conditions de vol.
Y compris lorsque le pilote annonce « Nous allons traverser quelques turbulences » : apprendre à ne pas mettre en relation ces turbulences avec des images de trous d’air aspirant l’avion, d’ailes qui tombent ou d’avion qui s’écrase… Les turbulences sont des conditions atmosphériques normales, elles peuvent se comparer aux secousses d’une voiture sur un revêtement inégal, nids de poule ou dos d’ânes, situation que le client connait bien au quotidien et dont il se débrouille sans émotion particulière…

Une fois que la personne admet consciemment le fait qu’elle est exposée à toutes sortes de suggestions négatives, elle peut les considérer d’un autre œil, voire s’en amuser, et dénouer certains automatismes.

La séance d’hypnose qui suivra permettra de « vivre un vol » et d’anticiper tous les vols réels à venir, en profitant calmement et sereinement de ce moment très particulier où elle n’est plus liée à aucune contingence autre qu’à se laisser porter et se préparer à son arrivée (vacances, déplacement professionnel) dans les meilleures dispositions possibles.

Songer aussi que le domaine privilégié de cet avion, bien pataud sur le sol, et bien c’est le ciel immense… où il peut déployer aisément toute sa puissance tel un grand oiseau majestueux…

 

Si tout ceci ne vous a pas totalement convaincu.e, un peu d’humour est toujours bienvenu : « La peur de l’avion » par le Professeur Moustache, instant viral à user sans modération 

La peur en avion - Tu mourras moins bête - ARTE

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