Confiance en soi

… et se prend…

Une fois n’est pas coutume, démarrons avec une banalité  : avons-nous progressé dans la vie dans la facilité et la complaisance ou bien confronté(e)s à l’adversité et titillé(e)s par les obstacles ? à commencer par la loi de la gravitation peu conciliante envers notre équilibre de jeune enfant faisant ses premiers pas chancelants.

A question banale, réponse unanime : « on se forge dans l’adversité, bien sûr, mais si on pouvait éviter…»

Alors faisons un petit voyage dans nos souvenirs. Inutile de plonger trop loin dans le passé… Prenez quelques instants au calme et lisez les lignes qui suivent tout en laissant, simplement, flotter vos pensées :

Souvenez-nous, en cet instant précis, d’une situation qui vous a semblé, à priori, « chargée de menaces » ou « à risque ». N’importe laquelle pourvu qu’elle vous soit personnelle : dossier à rendre dans un deadline serré, entretien d’embauche, compétition sportive, examen scolaire, argent à récupérer ou évènement social tel qu’un diner ou un rendez-vous amoureux… 

Pour certains, ce peut être organiser sa maison ou ses papiers. Pour d’autres, passer un examen médical ou aller chez le dentiste…

Souvenez-vous de cette situation précise… vous pouvez la dérouler dans votre mémoire…
Puis, souvenez-vous d’y avoir fait face et de l’avoir surmontée de votre mieux avec les moyens dont vous disposiez (*). Très bien.

Comment vous êtes-vous senti(e) à l’arrivée ?

Remémorez-vous les sentiments qui ont été les vôtres et mettez-y vos mots (soulagement ? plénitude ? plaisir ? légèreté ? joie ? « pêchu(e) » ? envie d’aller plus loin ? étonnement ? etc…).

Goûtez ces sentiments de nouveau, là, en cet instant…

Souvenez-vous à présent d’une autre situation « à risque ». 

Mais là, vous avez pris la fuite. Vous avez tourné les talons, remettant à plus tard ou à jamais, invoquant toutes sortes d’excuses. Ou bien, vous vous êtes jeté(e) dans une montagne d’activités n’ayant aucun rapport avec ce que vous aviez à faire, repoussant toujours plus loin l’échéance. 

Comment vous êtes-vous senti(e) alors ? Remémorez-vous les sentiments qui se sont emparés de vous, avec vos mots à vous. 

Ces sentiments occupent-ils toujours vos pensées et alourdissent-ils votre cœur ? Ce mécanisme s’est-il  reproduit au fil d’une route jonchée de « je suis nul(le) » « de toutes façons, je n’en suis pas capable » « je m’en veux », assombrissant opportunités ou actions à venir ?

D’ores et déjà une vraie ressource pour dégonfler ces gros boulets qui chargent le dos du perfectionniste qui sommeille en vous, hanté par la peur du jugement ou de l’inconnu : sans y penser à deux fois, dites-vous « Just start it!». Pas le « Just do it » de Nike, sous-entendant qu’il va falloir aller au bout du bout et décourageant d’entrée de jeu. Non.

Dites-vous « Just start it! » = « J’amorce le truc ! Un pied devant l’autre, un geste après l’autre, je me fixe un objectif de temps (par exemple : 15 minutes) durant lequel je m’y mets… et je verrai bien… ». 

« Just start it ! » vous pouvez même vous le crier 
Mais revenons au premier cas évoqué plus haut, la situation où vous avez fait face… Depuis vos tout premiers tours à vélo sans les petites roues jusqu’à aujourd’hui… Toutes ces myriades de situations… Et regardez-vous… Regardez comment vous avez tourné les menaces potentielles en…challenges !

Amusez-vous à vous remémorer les détails personnels qui vous reviennent, les gens, les circonstances, plongez dans l’environnement d’alors et laissez remonter l’émotion et les sentiments que vous avez éprouvés. 

Une fois que vous avez réactivé cette mémoire, laissez-la se diffuser en vous. Voilà.

Constatez à quel point cette sensation est physique autant que mentale… Le corps participe !  

N’hésitez pas à le faire autant de fois que vous le souhaitez, car « cultiver » ce ressenti et le rendre familier ancre naturellement un automatisme qui permet d’envisager les menaces à venir comme autant de challenges, de commuer chaque défi qui vient en une opportunité à saisir. 

Quelle que soit l’issue, vous faites de votre mieux et vous tirez de cette expérience, de ce mouvement et des fruits que vous en récoltez, un bénéfice que je vous laisse libre d’évaluer.

Vous voyez ce dont vous avez été capable au fil de de votre vie.

Et vous connaissez désormais le chemin pour en réactiver l’émotion et les sentiments. Commencez progressivement. Cela se développera ensuite naturellement.

Et puisqu’on parle de fruits récoltés : cerise sur le gâteau ! Au travers de vos réminiscences orientée vers un objectif (en l’espèce = création d’un automatisme bénéfique), vous venez de faire vos premiers pas en auto-hypnose… 

Comme Monsieur Jourdain sa prose  

A bientôt !

 

(*) en vous rappelant que la perfection n’est pas de ce monde !


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